Les jours d'après...

L'après "Chronique d'une séparation annoncée" : Continuer à vivre, à avancer, à grandir, se reconstruire,... après la séparation.

28 février 2006

Cérémonie du thé...

Etre présent à chaque instant, présent à soi, aux choses, aux êtres qui nous entourent... jusque dans les gestes les plus insignifiants du quotidien, disent les bouddhistes, par exemple...

faire bouillir de l'eau,

ouvrir la porte du placard,

prendre une tasse,

la poser délicatement sur le plan de travail,

saisir la boîte de thé sur l'étagère,

l'ouvrir,

en retirer un sachet,

le déposer dans la tasse,

refermer la boîte,

la ranger,

fermer la porte du placard ;

se saisir de la bouilloire,

verser l'eau frémissante sur le thé,

couvrir,

laisser infuser quelques minutes...

ôter enfin le couvercle,

le poser délicatement à côté de la tasse fumante,

vérifier la couleur du breuvage, puis, si elle est satisfaisante,

saisir le sachet,

l'égoutter au dessus de la tasse pour n'en rien perdre,

le déposer dans la soucoupe,

puis prendre la tasse,

la porter à ses lèvres,

et boire à petites gorgées,

sentir la brulûre liquide glisser le long de l'oesophage,

sa chaleur ambrée envahir tout le corps, peu à peu,

et savourer l'instant avec gratitude et sans modération...

... surtout avec des cookies à la noix de coco et aux pépites de chocolat...

Posté par Trista à 17:22 - Au jour le jour - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Trois petits jours et puis revient...

Je pars aujourd'hui pour Paris, où j'emmène mon P'tit Loup voir l'exposition "Festin de Dinosaures" (il veut être paléontologue, sinon rien !), et passer quelques jours chez mes parents... J'espère vous retrouver à mon retour...

En attendant, cette page est à vous...

T. comme... Tendresses...

Posté par Trista à 11:54 - Au jour le jour - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Cadeau !

Voilà ce qu'une amie vient de m'adresser par mail. Je trouve ça tellement beau que j'ai envie de vous le faire découvrir...

The Living Garden
(Il peut y avoir des arrêts pour rechargement, laisser faire jusqu'à la fin de la vidéo)

Pour bien commencer la journée...


Posté par Trista à 09:04 - Au jour le jour - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 février 2006

Intérieur(s)...

J'aime ma maison. Je m'y sens bien. Elle me plaît, rangée, arrangée comme elle l'est à ce moment précis. Je sais que ça ne durera pas, alors j'en profite d'autant plus...

Il m'aura fallu un petit peu de temps, mais j'ai enfin trouvé l'énergie de commencer à trier, ranger, classer, jeter,.. documents et souvenirs devenus inutiles ou précieux,  c'est selon. Mais il fallait que je m'occupe de moi, avant de m'occuper de ma maison...

J'ai le sentiment d'être assez bien structurée, et je peux pourtant être très... bordélique ! Je ne sais ni ranger ni jeter les choses au fur et à mesure, je les mets de côté, les entasse, les empile, nous verrons ça demain, puis après-demain, puis après après-demain,...

En revanche, lorsque j'entreprends de ranger, je ne supporte plus le désordre... des autres ! Je voudrais que tout reste impeccable, que plus personne ne vienne briser l'ordonnancement des choses... équilibre fragile comme celui de la vie, que les enfants -mais pas seulement ! - remettent en cause plus souvent qu'à leur tour... Et c'est tant mieux, parce que j'aime finalement habiter dans une maison qui vit, qui vibre, qui grouille, capharnaüm (parfois) très maîtrisé, dans lequel je finis toujours par retrouver mes petits, tous "mes petits" !

A l'heure qu'il est, la maison dort. Les enfants ont retrouvé leur chambre. Ma "nichée" est au complet. Chaque chose est à sa place. Et moi aussi.

Posté par Trista à 02:13 - Au jour le jour - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Je t'ai trouvé si pâle,

si fatigué, si désemparé... visage émacié, yeux cernés, barbe de trois jours... tu frissonnais comme si tu ne devais jamais te réchauffer...

garuda2J'ai peut-être été maladroite, trop empressée à te montrer les affaires que  j'avais rassemblées pour toi en pensant qu'elles pourraient te faire défaut, ou que tu aimerais les emporter : le bateau en bois fait par ton père, Garuda et son ombrelle, souvenir de notre voyage de noces à Bali, le seul que tu aies eu envie d'emporter et que tu as laissé, pour que le vide semble moins grand, et pas seulement sur le piano...  Je t'ai dit combien j'ai été sensible à cette délicatesse...

Garuda, le dieu de tout ce qui vole, toi qui rêves tant de laisser repousser tes ailes...

Tu n'as plus de bouc-émissaire, dis-tu, plus d'empêchement à te réaliser, à mener la vie que tu as choisie. Te voilà seul maître à bord de cette nouvelle vie tant souhaitée et tant redoutée... Tu es là où tu as voulu être, sans trop savoir où tu en es... C'est bien ça, n'est-ce pas ?

Dis-toi que tout ce dont tu as besoin est en toi, mais tu ne le sais pas encore. A toi de le chercher, de le faire émerger, de l'amener à la surface et d'en faire autant de briques, autant de ciment pour construire ta vie, jour après jour...

Bonne nuit, mon Bel Amour... Ai confiance en l'avenir et fais-toi confiance comme je l'ai toujours fait...

"What will it take till you believe in me
The way that I believe in you..."
[Just the way you are, Billy Joel]

Posté par Trista à 00:55 - Au jour le jour - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2006

Retour à 4 heures...

... ce matin, après le concert d'hier soir. C'est la première fois que je redormais dans notre lit depuis presque un mois et demi. Je me suis même payé le luxe d'investir la place du milieu... Je me suis endormie au petit matin d'un sommeil de plomb. Aucun fantôme n'est venu me hanter. J'ai survécu...

Posté par Trista à 11:52 - Au jour le jour - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 février 2006

Finie la récré !

Après un week-end mouvementé, prise entre le marteau et l'enclûme d'une séparation qui se passe très mal - et c'est un doux euphémisme... -, un chocolat viennois sur la place du Capitole et un film germano-mongol en VO (sic !) puis une soirée (heureusement !) plus calme chez ma fidèle G... terrassée par une vilaine otite (à force de ne pas vouloir s'écouter, la voilà bien obligée de s'entendre !), une hot-line en angliche pour une copine qui doit présenter un mémoire qu'elle devait finir avant de l'avoir commencé, puis mon retour au bercail dans les conditions décrites plus bas, je me suis offert deux jours de vraie récré, à traîner en pyjama jusqu'au milieu de l'après-midi, à grignoter sur le pouce ce qui se trouve quand ça se trouve, à écrire, à bloguer, à chatter, à chanter, à plancher sur un "Blues en Ré" que m'a confié mon ami JL... et à ne rien faire le reste du temps !

A présent que mon Grand est rentré (le bout du nez et les joues bien tannés  par le soleil et le froid !) il me faut reprendre le cours des choses là où je les avais laissées, et un rythme plus ... structuré, disons.

J'ai été habituée à la solitude, P. étant souvent absent lorsque nous vivions ensemble, il n'y a encore que quelques jours... Il faut juste que je me fasse à l'idée que l'absence risque d'être un peu plus longue que d'habitude, et ne pas oublier qu'elle peut être définitive...  Pas de sentiment de manque pour le moment, je le sais bien arrivé dans le Sud où il prend quelques jours de repos chez des amis. Il sera là dimanche pour ramener mon P'tit Loup, et nous avons prévu de dîner tous les quatre.

Les choses ne sont finalement pas si différentes... enfin, pour l'instant...

Posté par Trista à 01:33 - Au jour le jour - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 février 2006

Mensonges, secrets et autres "tromperies"...

Ségolène a lancé le débat avec "Aimer à en mentir", et j'ai envie de saisir la balle au bond, parce que le sujet m'inspire...

Mensonges : spontanément, je dirais que j'ai plus d'indulgence pour le mensonge par omission. Il fait partie de nos petites lâchetés ordinaires, il protège nos intimités... Doit-on tout dire ? Tout se dire ? Je ne sais pas, mais moi je ne dis pas toujours tout ce que je pense, soit parce que j'estime que je n'ai pas les mots adéquats pour le faire (si je suis sous l'emprise d'une émotion forte ou violente, par exemple), soit parce que j'ai le sentiment  que l'autre n'est pas prêt à l'entendre.

P. m'a menti par omission pendant des mois pour me protéger, dit-il, ne pas me faire souffrir inutilement. Il a eu raison, puisque je n'étais pas prête à entendre la vérité, vérité qu'il a cessé de me cacher lorsque je le lui ai demandé. Mais il l'a fait aussi pour se protéger lui, je pense, ne pas détériorer davantage l'image qu'il avait de lui-même en se faisant l'effet d'être le "salaud" de service. D'ailleurs, je ne l'ai jamais considéré comme un salaud. Quelque part, ça m'arrangeait aussi de "ne pas savoir"... petits arrangements inconscients...

Le travestissement conscient de la vérité me gêne d'avantage, peut-être parce que c'est un exercice dans lequel je suis particulièrement mauvaise ! Et si mon nez ne s'allonge pas comme celui de Pinnocchio, je me vois rougir, bafouiller, pour finallement perdre contenance ! Je préfère, de loin,  mentir par omission...

Il y a pour moi quelque chose d'un peu pervers dans ce mensonge conscient, de l'ordre de la manipulation. Je ne suis pas manipulatrice et je n'aime pas me sentir manipulée... et puis "un menteur doit avoir une excellente mémoire" ! C'est trop fatiguant pour moi !

Par rapport aux enfants, je suis assez catégorique : il faut certes trouver les mots, les adapter à leur âge et à leur niveau de compréhension, mais je suis persuadée qu'une vérité, même douloureuse, est nettement moins nuisible qu'un mensonge pour les adultes en devenir qu'ils sont.

Secret : "Information qu'on ne communique  qu'à une seule personne à la fois".  Secret de Polichinelle....

Je suis dépositaire d'un secret dont je ne sais pas quoi faire. Je le garde parce que ma mère me l'a demandé, mais il me pèse infiniment. "Si ton père savait que tu sais [qu'il a (eu) une liaison] il ne me le pardonnerait jamais." Débrouille-toi avec ça, ma fille ! Est-ce vraiment un hasard si par deux fois, je me suis retrouvée mise devant le même fait accompli avec les "hommes de ma vie" ? Ou bien ai-je choisi inconsciemment par deux fois des partenaires qui me fassent revivre les dysfonctionnements du couple parental ? J'avoue qu'aujourd'hui, je m'interroge sur cette étrange coïncidence, et que j'ai sans doute quelque chose à explorer de ce côté là pour ne pas retomber indéfiniment dans ce piège...

Tromper... n'est pas jouer ! "On ne 'trompe' pas quelqu'un, on ne trompe que soi-même", écrit Salomé. Je pense qu'il a raison. J'ai été une femme "trompée" pendant plusieurs mois. Et pourtant, je ne me suis jamais sentie bafouée, trahie, "cocue" ! C'est surtout mon orgueil qui en a pris un coup, c'est mon amour propre qui a été blessé, ("Comment ? Je ne suis plus l'Unique, l'Elue ! On me déboulonne de mon piedestal !") pas l'estime que j'avais de moi-même, ce "narcissisme sain" qui fait que, si le regard de l'Autre m'est bien sûr nécessaire, il ne m'est pas - il ne m'est plus ! - aussi indispensable, ni aussi vital qu'autrefois. Privilège de l'âge, sans doute... il faut bien des compensations...

En revanche, je reste persuadée que c'est P. qui a trompé sa peur du vide dans les bras d'une autre. Parce que lui même s'était trompé sur mes sentiments, mon attitude à son égard, les a interprétés comme un manque d'attention, d'intérêt, du désamour, du désengagement...  comme autant de projections de son propre ressenti à mon égard ? Lui seul pourrait le dire...

Mais en devenant plus indulgent pour soi-même, on le devient plus facilement avec les autres. Lorsqu'on a accepté de n'être pas parfait, on comprend plus volontiers que l'Autre, et tous  les autres, ne le soi(en)t pas non plus. Dans ces conditions, il est tellement plus facile de pardonner...

Pardonner à l'autre ses secrets, ses mensonges, ses "trahisons",
c'est se pardonner soi-même de n'être que ce qu'on est...

Posté par Trista à 13:59 - Au jour le jour - Commentaires [8] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Soirée en tête à tête

... avec mon ordinateur, dîner sur le pouce, le clavier sous une main,  la fourchette dans l'autre.  Je me sens K.O. debout, le contre-coup, sans doute, la tension qui retombe, qui n'en finit pas de retomber, jusqu'au vertige, jusqu'à la nausée... mais je crois que le plus dur est passé.

Je n'ai pas pu réintégrer notre lit, je dors toujours dans le bureau. Pour l'instant.

Mon Grand rentre demain soir, il tient à ce que je vienne l'accueillir à son retour. J'y serai.

Les jours se suivent et ne se ressemblent pas.

Et c'est tant mieux.

Good bye my lover, Good bye my friend,
You've been the one
You've been the one for me

[James Blunt]

Posté par Trista à 00:17 - Au jour le jour - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 février 2006

Soirée délicieuse

avec P. hier soir, en tête-à-tête, entre rire et larmes, tendresse et émotion. La tristesse n'était pas de mise. Nous avons dîné au champagne, en trinquant à notre nouvelle vie, et aux bonnes choses de l'ancienne, à tout ce que nous avons appris, et  réussi ensemble - nos petits mecs en premier lieu ! - et à tout ce que nous avons à (re)découvrir, à réinventer, à vivre, tout simplement, avec ou sans l'Autre...

Que nos chemins, quels qu'ils soient,  soient toujours éclairés par cette tendresse mutuelle...

Posté par Trista à 20:25 - Au jour le jour - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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