30 avril 2006
Il est en thalasso...
Seul ?
Je n'en sais rien...
Mais je ne sais pas pourquoi, ... j'en doute...
Bon, j'accuse le coup.
Mais ça passera...
... Peut-être...
-oOo-
14h30.
Je n'y tiens plus. Il faut que je sache.
Je viens de lui envoyer le message suivant :
Ce doit être délicieux ! Je t'envie...
J'aurais aimé partager ça avec toi... mais peut-être n'es-tu pas seul ?...
J'attends la réponse...
Tantra Népalais
Voici
ce que je viens de retrouver dans mes archives... En le relisant, je me
dis qu'il y a bien là deux ou trois idées pas trop bêtes à piquer, au
milieu de quelques bizarreries... Mais jugez plutôt :
PRESCRIPTIONS DE VIE
0. Mangez beaucoup de riz brun. (ah oui ?)
1. Donnez aux autres plus qu'ils n'attendent, et faites-le avec
plaisir.
2. Apprenez par coeur votre poème préféré. (c'est fait !)
3. Ne croyez pas tout ce que vous entendez, dépensez tout ce
que vous avez, ou dormez tant que vous voulez. (je ne vois pas bien le rapport entre les trois, mais bon...)
4. Quand vous dites "Je t'aime", pensez-le
vraiment. (tant qu'à faire...)
5. Quand vous dites "Je suis désolé", regardez
l'autre dans les yeux.
6. Fiancez-vous au moins 6 mois avant de vous marier. (?)
7. Croyez au coup de foudre.
8. Ne vous moquez jamais des rêves des autres. (non, seulement des miens !)
9. Aimez profondément et passionnément. Il se peut que vous
soyiez blessé, mais c'est la seule façon de vivre pleinement votre vie.
10. En cas de problèmes, battez-vous loyalement. Pas d'insultes. (comment on fait quand on ne sait pas se battre ? on peut accepter les insultes ? )
11. Ne jugez pas les gens d'après leur famille.
12. Parlez lentement, mais pensez vite. (Oui, bah on fait ce qu'on peut...)
13. Quand on vous pose une question à laquelle vous ne voulez pas répondre, souriez et demandez: "Pourquoi voulez-vous savoir?" (ou bien esclaffez-vous d'un grand rire sonore et dévastateur comme Henri Salvadore ! Il paraît que ça déstabilise l'adversaire...)
14. N'oubliez pas que le grand amour et les grandes
réussites impliquent de grands risques.
15. Appelez votre mère. (pas la peine, c'est elle qui se charge de m'appeler, même quand elle n'a rien à me dire !)
16. Dites "A vos souhaits" quand quelqu'un éternue.
17. Quand vous échouez, profitez de la leçon.
18. N'oubliez pas les trois R : Respect de soi, Respect
des autres, Responsabilité dans
toutes vos actions.
19. Ne laissez pas une petite dispute gâcher une grande amitié.
20. Quand vous réalisez que vous avez fait une faute, prenez
toutes les mesures pour la corriger.
21. Souriez quand vous décrochez le téléphone : votre
interlocuteur l'entendra dans votre voix.
22. Epousez un homme/une femme avec qui vous avez plaisir à
discuter. En vieillissant, sa
conversation sera aussi importante
que le reste. (oui, un homme qui ait de la conversation et sache manier la langue, en quelque sorte...)
23. Passez un peu de temps seul(e). (c'est bon, en ce moment, je suis servie !)
24. Ouvrez-vous au changement, mais ne laissez pas échapper vos
valeurs.
25. Souvenez-vous que le silence est parfois la meilleure
réponse.
26. Lisez plus et regardez moins la télévision. (les programmes de télé népalais seraient-ils donc aussi indigeants que les nôtres ?)
27. Vivez une vie bonne et honorable. Ainsi, en vieillissant,
lorsque vous y repenserez, vous pourrez l'apprécier
une seconde fois.
28. Croyez en Dieu, mais fermez votre voiture à clé.(deux précautions valent mieux qu'une, en effet ! On dirait du Woody Allen, vous trouvez pas ?!)
29. Une atmosphère bienveillante à la maison est si
importante... Faites tout ce que vous pouvez pour vous créer un intérieur tranquille et harmonieux.
30. En cas de disputes avec des proches, traitez le problème
présent. Ne revenez pas
sur le passé.
31. Lisez entre les lignes.
32. Partagez vos connaissances. C'est un bon moyen de parvenir
à l'immortalité.(ouh là ! personnellement, j'en demande pas tant !)
33. Soyez bon avec la terre.
34. Priez. Il y a une puissance incommensurable dans la prière.(pour ceux qui y croient, je n'en doute pas...)
35. N'interrompez jamais celui qui vous flatte. (tiens donc...là faut qu'on m'explique...)
36. Occupez-vous de vos affaires. (oh ! ça va !)
37. Ne faites jamais confiance à un homme / une femme qui ne
ferme jamais les yeux quand vous l'embrassez. (sauf
que si je garde les yeux ouverts pour vérifier, et qu'il vient de lire
ce qui précède, et qu'il les ouvre à son tour, les yeux, pour vérifier
lui aussi que les miens sont fermés... on ne peut vraiment plus se fier à personne !)
38. Une fois par an, allez dans un endroit où vous n'êtes
jamais allé(e) avant.
39. Si vous gagnez beaucoup d'argent, utilisez-le à aider les
autres de votre vivant. C'est la plus grande satisfaction
que puisse apporter la richesse. (surtout
à celui qui bénéficie de vos largesses ! Et puis c'est plus facile
d'aider quand on est vivant. Parce que, quand on est mort, on peut plus
aider grand monde... Dieu accepte-t-il la carte bleue ?)
40. N'oubliez pas que le fait de ne pas obtenir ce que
vous voulez est parfois un coup de chance.(Celle-là, elle devrait plaire à JustDumb !)
41. Apprenez les règles, puis brisez-en quelques unes.
42. Souvenez-vous que la meilleure relation est celle où
l'amour de l'autre est plus grand que le besoin de l'autre. (tiens ! ça me rappelle quelque chose...)
43. Estimez votre succès à la mesure de ce que vous avez dû
abandonner pour l'obtenir.
44. Souvenez-vous que votre caractère est votre destin.
45. Faites
l'amour et la cuisine avec le même abandon insouciant. (alors
là, je suis très emmerdée... parce que je suis une piètre cuisinière... la
reine des surgelés...enfin je sais au moins comment faire pour briser la glace et allumer.... le four ! ;-D)
Voilà ! Choisissez ce que vous voulez là-dedans, et ... faites-en bon usage !...
29 avril 2006
Les affres du non-désir...
Un ami cher m'écrit (je le cite avec son accord) : "je suis content de la tournure de ta relation avec P. [...] moi je n'en suis pas là, ...moi, j'en suis à dire à ma femme, quand le prochain sursaut de libido dû au retour cyclique de l'ovulation lui laissera la faiblesse de s'abandonner à mes caresses: "et pourquoi répondrais-je à ton désir tri-hebdomadaire, quand tu balaies quotidiennement le mien? pourquoi accepter ce marché de dupes?"
C'est exactement ce qu'a pu ressentir P avec moi pendant des années... C'est, je le sais bien, l'une des raisons de notre séparation aujourd'hui. Comme une gangrène qui s'est installée au fil des ans, et qui a pourri, non pas notre amour, mais notre couple, de l'intérieur, petit à petit...
J'ai lu quelque part que (je cite de mémoire, pardon à l'auteur), "la peur et la culpabilité sont les principaux poisons du couple."
La peur. Irraisonnée. Je devrais plutôt dire les peurs : peur de mal faire, peur de déplaire, peur d'être désaimé(e), peur d'en faire trop ou pas assez, peur du conflit, de la colère, des mots qui dépassent la pensée. Des mots tout court, ceux de la colère comme du désir. Peur de la vie ? Au moment où je venais de la donner ?
Dans mon histoire à moi, c'est en effet au moment où j'ai donné la vie pour la première fois, que mon désir a commencé à s' émousser. Parce que c'est à ce moment là que j'ai eu l'impression de voir P. s'éloigner de moi, un peu effrayé peut-être par ses nouvelles responsabilités familiales ET professionnelles ; parce que je ne savais pas comment mon corps allait réagir à ce cataclysme ; parce que le Sien avait déjà beaucoup changé, devenant à mes yeux moins désirable, tout autant que je le voyais s'endurcir moralement pour s'adapter aux exigences de son nouveau milieu professionnel...
Ca se sont toutes les bonnes raisons que je me suis données pendant des années pour tenter de comprendre mon manque de désir pour Lui. Et à chacune de ses sollicitations que je refusais, je me sentais un peu plus coupable. Et chaque fois qu'il me faisait part de sa frustration, je me refermais comme une huître, incapable de parler, prostrée dans des flots de culpabilité, préférant me taire que d'entrer en conflit ouvert... peur du conflit, de la colère, des mots qui dépassent la pensée, ceux de la colère comme du désir, peur de la vie... Et voilà, la boucle est bouclée.
D'autant que je suis issue d'une culture familiale où l'on se tait si l'on n'est pas d'accord. On évite l'esclandre, on ne fait pas de vagues... "n'en parlons plus".
Il m'aura fallu attendre... l'année dernière, et travailler sur mes peurs en sophro-analyse, pour faire enfin sauter ce verrou, en mettant à jour une peur quasi immémoriale, vécue par ma mère au moment de ma naissance, et qui paralysait tous mes élans : élans de colère, élans de désir, élans de vie. Je comprends mieux aujourd'hui ce que me disait P : qu'avec "elle", ils s'engueulaient tout temps, mais qu'au moins, c'était vivant !
C'est le lendemain de cette séance de sophro que j'ai enfin osé poser la question fatidique : y avait-il oui ou non une autre femme dans sa vie. J'aurais pu la poser bien plus tôt, mais je connaissais la réponse, et j'avais trop peur de l'entendre.
Une fois la déflagration passée, j'ai eu besoin d'écrire (c'est toute la "Génèse" de ma précédente Chronique), pour me libérer de tout, mon chagrin, mon incompréhension, ma culpabilité, ma tristesse, ma colère... puis à l'occasion d'un voyage, de Lui faire lire pendant mon absence ce que j'avais écrit (je crois l'avoir déjà raconté), ainsi que mes échanges avec certains de nos amis.
Alors
que j'étais en route pour l'Italie, et pour la première fois depuis des
années, j'ai eu follement envie de Lui, un désir frénétique, inconnu de
moi. Un désir très physique, accompagné non seulement de toutes ses
manifestations physiologiques, mais d'une envie irrépressible de lui
dire certains mots qui n'avaient encore jamais effleuré (défloré ?) le
seuil de mes lèvres. Un barrage avait cédé, un flot de désir se
déversait de moi, en moi, accompagné d'une coulée de mots incandescents
!
Le soir même il m'appelait pour m'annoncer qu'il avait mis fin à son histoire avec "elle".
Aucune
relation de cause à effet entre les deux, juste une étonnante
coïncidence. J'y ai cru, mais ça n'a pas suffi. J'ai cru qu'en l''ayant
quittée, il avait décidé de nous donner une nouvelle chance ; et que
mon désir nouveau pourrait effacer des années de frustration. Mais il y
avait tant d'autres choses...
Ce que j'ai compris, en revanche, c'est le lien entre mes peurs (surgies de l'ombre de mon inconscient à l'occasion de la naissance de mon fils),
ma culpabilité et mon absence de désir, l'un engendrant ou renforçant l'autre dans
une spirale de désolation. En ayant peur de la colère, j'avais nié une
"saine agressivité" indispensable à la (re)naissance de mon désir*.
Qui a dit récemment : "Il y a pour moi un vrai bonheur, une vraie jouissance, un vrai pouvoir libérateur dans la parole, dite ou écrite" ?...
:-)
* Brigitte Martel - Sexualité, Amour et Gestalt
[Je me rends compte maintenant que j'avais déjà évoqué ce même sujet dans une note du 9 Février sur "Chronique..." . Tant pis !]
28 avril 2006
Méfaits et gestes... (Dernières nouvelles du front...de pages !)
Même si la courbe orgasmique de mes statistiques est en chute libre,
vous le savez
ç'est maintenant là que ça se passe !
ALAIN a déjà le Sésame qui lui ouvrira notre porte quand il le souhaitera...
VALCLAIR nous promet ses mots pour... ce soir, a-t-il dit...
Qui veut jouer ?
ALOYSIS ? Le baptême du feu ? (signé : "Marraine" !)
YOJIK ? (j'ai lu des choses chez toi qui me laissent supposer que...mais bon.)
Allons, vous avez tous les droits ! Même celui de refuser !...
;-)
N.B. En mon absence, vous pouvez désormais vous adresser à MEGARDE (1), (2), (3), (4), alias WYNN,
C'est eux qu'ont les clés !
;-D
27 avril 2006
"Candide au pays du désir"
Je voudrais développer ici le (pourtant déjà long) commentaire que j'ai laissé chez Idéaliste hier, après sa jolie note, émouvante de sincérité, intitulée "Candide au pays du désir"...
Il ne me semble pas incongru d'ignorer ce qu'on ne nous a jamais appris. De la même façon qu'on ne nous apprend pas à parler de nos émotions, de nos ressentis, de nos besoins fondamentaux, (ce qui fait de nous, dans le couple et ailleurs, des handicapés chroniques de la communication ! Et c'est sans compter les arcanes de notre inconscient quand il s'emmêle... bref, ), on nous apprend encore moins à exprimer nos désirs.
Ne nous conditionne-t-on pas longtemps au contraire à faire ce qu'on nous demande et à nous taire ? Ne nous persuade-t-on pas que les choses du corps, du sexe et du désir, sont "sales" ? Alors à fortiori les mots qui les décrivent... Faire ces "choses", passe encore, puisqu'il faut s'y soumettre de temps à autre dans l'obscurité d'une alcôve, mais en parler au grand jour... pour beaucoup, quelle horreur ! Et comment pourrait-il en être autrement ? On nous apprend à parler de tout, sauf de nous... C'est mal vu de parler de soi, ça fait égoïste, égocentrique, nombriliste...
J'ai découvert il y a peu, tout comme Idéaliste, toute la force du désir, à travers ces mots-dits (si longtemps maudits, on le notera au passage !), tout leur pouvoir d'évocation, d'excitation, de jubilation, ...tout leur pouvoir libérateur en somme ! Et si j'estime n'avoir pas eu suffisamment le temps d'en profiter dans l'intimité de mon couple, je sais que ce pouvoir est là, que je peux le reprendre, dans un accord à corps tacite ou explicite, et je ne m'en priverai plus.
Nous avons toutes, je crois, en participant à notre petit "jeu de piste" cette semaine, nous avons toutes, ou presque, posté nos textes en rougissant un peu, intimidées de nous dévoiler ainsi aux regards et de se savoir peut-être jugées, et pas seulement sur le style. Je pense pouvoir dire aujourd'hui que toutes, sans exception, y compris celles pour qui c'était une vraie première (la grande majorité d'entre nous !), nous y avons trouvé non seulement du plaisir, mais un vrai bonheur dans le partage, à travers le lien de cette complicité.
J'ai pourtant attendu le coeur battant la réponse de Ségolène, en me
disant que j'étais folle de lui avoir envoyé mon texte, effarée soudain
par mon audace. Et au lieu de ça, dans un message bouillonnant
d'enthousiasme et de drôlerie, elle m'a répondu "banco" ! Elle m'a
fait le cadeau de répondre "oui" à mon désir de partage,
de
complicité féminine en l'occurence. Et toute la suite de ce mini-défi
s'est déroulée, me semble-t-il, sur le même mode, entre audace et
timidité, peur mêlée d'excitation...
et chaque fois que je propose, j'accepte que l'autre dispose, je peux
entendre et respecter son refus, sans amertume et sans jugement...
(mais le mieux est encore que mes petites camarades de jeu viennent en
parler elles-mêmes... je les y invite cordialement !)
Oui, il y a pour moi un vrai bonheur, une vraie jouissance, un vrai pouvoir libérateur dans la parole, dite ou écrite, et je suis heureuse de pouvoir assumer enfin, au grand jour, un plaisir que je me suis si longtemps refusé.
Et s'il faut d'autres arguments pour vous en convaincre, allez donc faire un tour chez Gourmande, c'est elle qui en parle le mieux...
Jusqu'ici...
... tout va bien...
26 avril 2006
Ici et maintenant.
Je viens de prendre le temps de répondre individuellement à ceux d'entre vous qui ont laissé trace de leur passage ici. C'est un moment que j'aime vraiment. Et je suis vraiment touchée par tous vos commentaires, tant par vos encouragements que par vos mises en (Me)garde ! Et par la tolérance, la justesse, la finesse d'analyse, la sensibilité, l'ouverture, ... dont vous faites preuve, dans votre immense majorité...
Chère Gourmande, je te l'ai dit, "inutile de lui envoyer mon message : nous en avons longuement discuté ensemble hier soir, analysé les tenants et les aboutissants de cette étrange (et délicieuse) soirée... Nous en avons conclu que nous sommes dans un tel état de confiance, d'abandon, vis-à-vis de l'autre, nous sommes allés tellement loin dans le dénuement (émotionnel) de nous-mêmes, que nous n'avons plus rien à nous cacher... surtout pas la vérité."
Je t'ai dit aussi que "sans notre conversation [toutes les deux], je ne sais pas si je me serais laissée aller à accueillir, à accepter ce plaisir, ce bonheur-là... P. est parfaitement conscient du chemin qu'il a encore à parcourir, seul, mais je le vois sortir lentement de sa "plainte"... et c'est émouvant de voir un homme se donner naissance à lui même..."
Je t'ai répondu, Caroline, que "bizarrement, je me sens (je parle d'ici et maintenant, consciente que tout ça peut changer d'une minute à l'autre !), je me sens vraiment détachée de toute volonté d'anticiper sur notre avenir, commun ou pas. Je suis comme rassurée, apaisée...
J'irais même plus loin : j'ai accueilli son aveu (sa relation à une autre depuis notre séparation) comme l'autorisation tacite que je peux me donner, à l'avenir, d'en faire autant.
Je crois que j'étais encore terriblement dans une demande d'exclusivité (sentimentale, sexuelle,...) auprès de P., et que je n'étais pas prête à m'autoriser de pouvoir ressentir du désir pour un autre que lui. Le fait d'avoir recueilli son aveu sans m'en sentir blessée, offensée, trahie, me laisse penser que j'avance sur le chemin de la libération de mes désirs propres, mais aussi de certains "tabous" liés aux modes de pensées "bien-pensantes" de notre société.
Notre petit jeu d'écriture aurait-il fait sauter encore quelques verrous ? :-D
Je n'aurais JAMAIS imaginé pouvoir ressentir ou écrire ça un jour. C'est très étrange pour moi aussi, mais c'est comme ça, ici et maintenant.... "
Belles sensations...
au réveil, belles images... et en même temps, drôle de goût.. goût de manque, de manque de toi... peur de te perdre... envie de recommencer...
Ne vis pas dans la peur du lendemain, mais dans le bonheur d'aujourd'hui...
...
Je relis tes derniers mots. Tu as raison mon Ange...
Je sais... (sourire)
Soirée surréaliste...
... délicieuse, douce, forte, ...
ou
Comment devenir la maîtresse de son propre mari...
Depuis hier soir, je suis devenue l'une des maîtresses de mon époux.
Oui, vous avez bien lu... Je sais que ça peut vous faire un peu
bizarre...
Aussi surréaliste que cela puisse paraître, pendant le repas au
restaurant nous avons même parlé de V., qu'il a aimée secrètement
pendant 10 mois.
Je m'étais préparée, c'est vrai, aux retrouvailles des corps sans
intention, cependant, de les susciter. Elles ont pourtant eu lieu, en
fin de soirée, entre deux adultes consentants, pleinement conscients
de ce qu'ils faisaient.
D'instinct, nous avons retrouvé tous les gestes, tous les mots, tous les chemins du plaisir ; nous nous connaissons si bien...
C'est parce qu'il n'a pas joui comme un homme frustré par deux mois
d'abstinence que j'ai osé poser la question. Oui, il a eu des relations
sexuelles avec une autre femme depuis notre séparation. Sans suites, dit-il.
C'est étrange, mais je me suis sentie rassurée sur l'authenticité de
son désir pour moi ce soir, puisqu'il n'a donc finalement pas besoin de moi pour l'assouvir ("faute de mieux", allais-je dire).
Je me sens au clair avec moi-même, je ne souffre pas, je ne suis pas gagnée par la confusion comme je le craignais. Je suis comme détachée...
Nous sommes conscients l'un et l'autre que ce moment d'échange, et de plaisir partagé, ne nous engage à rien de plus que ce dont nous étions convenus au moment de notre séparation. Il poursuit donc sa route, moi la mienne, mais heureux l'un et l'autre d'avoir vécu ensemble ce moment fort et beau, conscients de la force du lien qui nous unit, par delà "ce qui se fait" ou pas...
25 avril 2006
Sextet à tête...
Me faire belle pour lui,
Pour lui donner envie,
Est-ce donc interdit ?
On me l'a déjà dit :
Souvent femme varie...
Oui, mais... c'est mon mari !