Les jours d'après...

L'après "Chronique d'une séparation annoncée" : Continuer à vivre, à avancer, à grandir, se reconstruire,... après la séparation.

31 mai 2006

Est-il possible...

... que le feu renaisse sous les cendres, comme le suggère Michemuche dans son commentaire, si peu de temps après notre séparation ?

Je reste circonspecte... oui, je voudrais y croire, mais je ne peux m'empêcher de penser qu'il peut aussi ne s'agir que d'un embrasement dû à la solitude, à sa peur du vide, toujours présente...

Notre inquiétude commune au sujet de l'état de santé de sa maman nous rapproche, certes, nous ré-unit, comme au chevet d'un enfant malade...  besoin de se serrer les coudes pour affronter l'inévitable, pour faire face ensemble, ... on se sent tellement seul dans ces cas-là... mais est-ce que ça prouve que...  ?

La maladie, puis la mort de son père lui ont fait prendre conscience qu'il n'avait qu'une vie, qu'il était en train de la perdre, de la gâcher, dans une relation qui ne lui donnait plus satisfaction, dont il n'espérait plus rien. Se pourrait-il qu'un an après, l'état de sa mère lui fasse opérer un tel revirement, lui fasse prendre conscience de l'importance, de la profondeur de son attachement à moi, devant l'impermanence des choses, la fragilité de nos existences ?

Je ne sais pas...


Posté par Trista à 09:58 - Au jour le jour - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une petite lueur...

Tandis que nous nous quittions sur le pas de la porte hier soir, que je lui faisais part de ma détresse, lundi, après le week-end passé près de sa maman, combien j'aurais eu envie, besoin, de me réfugier dans ses bras pour surmonter cette lame de fond de tristesse, il m'a dit que "les mots" étaient là, de plus en plus souvent dans sa tête, même s'il n'osait pas encore les prononcer.

Et j'ai pleuré.

Posté par Trista à 08:07 - Au jour le jour - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 mai 2006

Blog ou pas blog ? (2)

Résumé de l'épisode précédent : mes questions étaient de savoir pourquoi/pour qui on écrit ainsi publiquement ? Quelles attentes légitimes on peut avoir quand on lit les autres ?...

Mais je n'ai jamais dit que j'écrivais ici la "Chronique d'une fermeture de blog annoncée" !

MEME PAS EN REVE VOUS ME FEREZ ARRETER D'ECRIRE ! OK ?
ALORS PAS LA PEINE DE ME BASSINER AVEC CA, CAPICH ?
Bon, je vais peut-être pouvoir continuer maintenant !...

-oOo-

C'est confortable, cet anonymat... Seules deux précieuses amies ont l'adresse de ce site, et je sais  qu'elles peuvent tout entendre, parce qu'elles connaissent mes petites grandeurs d'âme comme mes grandes bassesses, et qu'elles connaissent aussi P... Je sais qu'elles ne jugent jamais, et qu'elles essaient toujours de comprendre, sans m'absoudre pour autant. Je n'écris jamais en pensant à elles, mais je pense toujours à elles après avoir écrit. (oui toi... et toi... c'est de vous que je parle !)

Il m'est venu à l'esprit que le fait d'avoir rencontré certains d'entre vous pourrait influencer, changer ma façon d'écrire.  Il n'en est rien. En tous cas, je ne me pose même pas la question. J'écris ce que j'ai envie d'écrire, c'est tout ; peut-être justement parce que je me sens en confiance.

J'écris pour être lue, certes, mais aussi pour échanger, pour partager, des sentiments, des émotions, ... je vis ce lieu virtuel comme un lieu d'ouverture, de convivialité, où les points de vue peuvent diverger, se compléter, s'enrichir, se confronter, voire s'opposer, ... mais toujours dans le respect de l'autre, sans jugement de valeur et sans malveillance.

Il ne m'est arrivé qu'une fois, jusqu'à présent, d'éconduire publiquement un lecteur que je trouvais trop péremptoire, et qui semblait savoir mieux que moi ce que je devais faire de ma vie, sans écouter ce que j'avais à lui répondre. Je n'attends pas de solutions toutes faites, je cherche des pistes d'exploration, sur lesquelles je puisse m'engager à mon rythme...

Quant à ceux que je lis... ils sont plus nombreux que la liste qui est là en lien ! Ils sont, eux et leurs histoires, souvent très différents, mais leur point commun, c'est qu'ils m'amusent ou qu'ils me touchent, d'une façon ou d'une autre. C'est une question d'humour et de sensibilité. Je n'attends d'eux rien de précis, j'ai juste la curiosité de les lire, de les suivre, quelques jours, quelques semaines, ... ou plus si affinités ! Chaque jour pour les plus prolixes, ou de loin en loin, pour les autres...

Je suis sensible à l'écriture, certes, mais surtout à ce qui se dégage de celui ou celle que je lis. Je ne cherche pas de la littérature, je cherche des tranches de vie, de quoi nourrir ma propre réflexion, dans la gravité ou dans la légèreté. En revanche je suis définitivement réfractaire au "style sms" !...

Parfois, au contraire, c'est tellement poétique, ou tellement sybillin, que je ne comprends pas, ou je sens bien que quelque chose m'échappe. Ca m'énerve prodigieusement ! Toujours ce besoin de comprendre, de décoder, de décrypter, au lieu de me laisser toucher, tout simplement, émotionnellement, et ne pas toujours tout vouloir passer à la moulinette de l'intellect !

J'entre toujours sur un nouveau blog comme on entre dans une maison où on n'a pas été invité... ou dans une chapelle... J'observe d'abord, en silence, un peu voyeuse, donc, mais toujours un peu intimidée... j'essaie de remonter le fil de l'histoire si nécessaire... je me laisse imprégner des odeurs, de la couleur des mots qui y sont déposés... Quand après quelques visites, je commence à me sentir à l'aise, il se peut que j'ose alors un commentaire...

C'est comme ça que j'ai découvert la plupart d'entre vous, de liens amis en pérégrinations aléatoires ; je viens boire à vos sources, j'aime m'y désaltérer ; j'aime faire moisson de vos mots, me nourrir de vos expériences. Et j'espère qu'en retour, vous trouvez, ici aussi, ce même sens de l'hospitalité...

-oOo-

Post-Scriptum

Le texte ci-dessus a été écrit il y a près d'une semaine. Je n'imaginais pas, en éditant la première partie hier, susciter autant de réactions de votre part, toutes plus chaleureuses les unes que les autres, avec cette crainte de certains d'entre vous  de me voir fermer boutique. Or je n'ai jamais eu l'intention d'arrêter d'écrire ici - et encore moins de vous le faire croire ! -, puisque, comme le souligne très justement Gourmande, j'en ressens non seulement encore grandement le besoin, mais j'ai de plus en plus de plaisir à le faire : tout en restant, d'une certaine façon, thérapeutique, je trouve l'exercice de plus en plus ludique. Et ce qui est drôle c'est que vous avez répondu, sans même le savoir, à la dernière phrase de mon texte : je suis donc heureuse que vous vous sentiez un peu chez vous ici. [Il est vrai que dans ce que je vous donne à lire, il y a parfois à boire et à manger ! Mais bon, ...]

Conclusion inattendue : une démarche parfaitement égocentrique peut amener à  se rendre (et à se sentir) un peu utile aux autres...  Exposer sa part d'ombre et renvoyer un peu de lumière ?...

Etonnant, non ?

:-)

Posté par Trista à 10:59 - Au jour le jour - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 mai 2006

Blog ou pas blog ?

Suite à de nombreux questionnements dans ma petite (blogo)sphère, j'en viens à me demander, moi aussi, non seulement pourquoi/pour qui on écrit ainsi publiquement, mais aussi quelles attentes légitimes on peut avoir quand on lit les autres...

Ayant conscience que les motivations peuvent être nombreuses et variées, je ne parlerai ici que des miennes...(je crois que je vais le faire en deux épisodes, parce que ça risque d'être indigeste !)

J'ai commencé à écrire publiquement pour me débarrasser d'un poids devenu trop lourd à porter. Pour ne pas imploser/exploser de chagrin. Pour témoigner aussi, de mon histoire et de mon cheminement, comme d'autres avant moi. Sans savoir si cela pouvait intéresser quiconque. Ce n'était pas mon sujet, c'était une démarche profondément égotiste, centrée sur moi, pour moi. J'ai été d'autant plus surprise et incrédule lorsque j'ai reçu mon premier commentaire (oui, c'était le tien... ;-). Pourtant, en écrivant publiquement, j'avais aussi fait le choix de pouvoir être lue. Dans l'espoir d'être comprise, je crois, et aussi pour avoir un regard extérieur, inconnu, donc neutre,  qui me permette de voir ma propre histoire d'un autre point de vue, d'un autre clocher, sans jugement, rien que du ressenti ou du bon sens...

Et puis au fil des jours et des quelques commentaires que je recueillais, j'ai trouvé une chambre d'échos, des résonnances, des jeux de miroirs... j'ai découvert une richesse, une profondeur, dans ces échanges, que je n'aurais jamais soupçonnées. Et qui m'ont énormément aidée à avancer.

J'ai déjà parlé de l'image réductrice, monochrome et monobloc, que j'ai pu donner de moi dans ma "Chronique". C'était un parti pris. Je me suis rarement autorisée à sortir de la ligne que je m'étais tracée : témoigner de mes doutes, de mes incertitudes, de mes errances... Et lorsque j'ai voulu jouer sur le registre de l'humour, on s'y attendait tellement peu que je me suis pris un bide... monumental ! (heureusement qu'on peut en rire ensemble aujourd'hui ! N'est-ce pas ma Belle... )

Au fil des échanges, ce sont des liens qui se sont noués, derrière les pseudonymes, ce sont des couleurs, des tonalités, des humeurs, des petites musiques, qui sont apparues, chacun la sienne... certains de ces liens sont aujourd'hui très forts et j'espère les conserver longtemps.

En commençant "Les jours d'après", j'avais envie de témoigner aussi que la vie pouvait reprendre son cours, que l'humour n'était donc plus banni, que je pouvais montrer d'autres facettes de ce que je suis dans la "vraie" vie. Je me dévoile finalement peut-être plus ici que je ne l'avais fait sur "Chronique" !

S'exposer à la lumière pour mieux révéler sa part d'ombre ?

à suivre...

Posté par Trista à 11:50 - Au jour le jour - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Hello maman

Voici ce que j'ai reçu hier de la part de mon fils cadet (les fautes d'orthographe sont garanties d'origine incontrôlée...) :

Hello maman

Je veux te souhaiter une très bonne fête des mère, il faut que tu tienne le coup pour cette année pasque je te l'accorde c'est pas facile.

Big bisou Môman !!!

L. (11 ans)

C'est-y pas mignon ?

Posté par Trista à 09:05 - Au jour le jour - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mai 2006

Spécial Fête des Mères !

Allez, rien que pour vous ! Un bouquet de citations cueillies dans la rosée du matin entoilé  !

Ceux qui disent dormir comme un bébé, en général, n'en ont pas.

[ Leo J. Burke, Auteur américain  ]

Nous passons les douze premiers mois à apprendre à nos enfants à marcher et parler et les douze suivants à s'asseoir et se taire.

[ Phyllis Diller, Comédienne et pianiste américaine ]

Quand mon mari rentre à la maison, si les enfants sont encore en vie, j'estime avoir fait mon boulot.

[ Roseanne Barr, Actrice américaine]

Nettoyer une maison pleine d'enfants est aussi efficace que de dégager une allée à la pelle pendant une tempête de neige.

[ Phyllis Diller, Comédienne et pianiste américaine ]

L'âge de raison est l'âge à partir duquel on peut avoir raison sans recevoir une gifle de ses parents.

[ Noctuel, Ecrivain français  ]

Il y a des moments où l'absence d'ogres se fait cruellement sentir.

[ Alphonse Allais, Ecrivain et humoriste français  ]

J'aime beaucoup regarder les enfants jouer ; dommage qu'il faille aussi les entendre.

[ Pierre Daninos, Ecrivain français  ]

Les parents qui ne battent jamais leurs enfants sont en général ceux qui ne courent pas assez vite.

[ Anonyme ]

Posté par Trista à 07:53 - Diptyques et autres aphorismes... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 mai 2006

Journée porte ouverte !

N'hésitez pas à enfoncer des portes ouvertes :
ça vous évitera de les prendre dans la g... figure gueule...

(Et en plus elle est contente d'elle... ça devient n'importe quoi ce blog...)


Posté par Trista à 18:06 - Diptyques et autres aphorismes... - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Or blond, or blanc...

Enfant, j'étais vraiment blond-blé. Et puis mes cheveux ont foncé avec l'âge, je suis aujourd'hui d'un blond plutôt cendré...

J'aurai 44 ans cet été, et c'est l'année dernière que sont apparus mes premiers cheveux blancs... Je m'en suis aperçue parce qu'ils rebiquaient au milieu des autres ; ils n'ont pas la même texture, ils sont plus épais, plus raides...plus récalcitrants !  Au début, ça m'agaçait, je les arrachais. Et puis j'ai décidé de les laisser.

Quelques fils de sagesse naissante dans un océan d'ignorance, de doutes et d'incertitudes ?...

Posté par Trista à 10:34 - Au jour le jour - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 mai 2006

Ballade en mères...

Léon étant mon pourvoyeur en chef de citations de Woody Allen, c'est encore à lui que je dois celle-ci [Merci Léon, toi aussi t'es un ange !] :

"Si l'au-delà existe, c'est à quelle distance du centre-ville? Et c'est ouvert jusqu'à quelle heure?"

Dans le doute, je préfère aller la voir maintenant, avoir le temps de lui dire au revoir, au cas où elle déciderait de faire un saut en ville sans prévenir et d'aller voir ailleurs si elle y est...

Elle est plus que ma belle-mère, je l'aime avec tendresse, je suis infiniment triste parce que je sais déjà que le corps amaigri, paralysé, branché de partout, le visage émacié que je vais voir, ne laisseront apparaître que l'ombre de ce qu'elle a été.

Mais ce rendez-vous que je me suis fixé avec elle est important pour moi...

-oOo-

Et puis toi, c'est ton anniversaire, pour une fois, je vais être près de toi, ma petite mère, même si je ne fais que passer en coup de vent pour te déposer les enfants avant d'aller à R.

Tu nous as foutu une sacrée trouille l'été dernier, nous avons eu si peur de te perdre, papa et moi ! Finalement, toi, tu t'en sors bien, ce n'était qu'un problème de plomberie, de tuyauterie... Mais si tu prenais un peu moins les choses "à coeur" aussi, t'aurais peut-être évité l'infarctus...

-oOo-

Je suppose que vous avez compris que je pars quelques jours, pour une "ballade en mères"...

Alors j'ai mis le pilotage automatique, et  je vous confie la maison.

Tâchez de pas tout me dégueulasser comme la dernière fois...

-oOo-

 

Posté par Trista à 09:24 - Au jour le jour - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 mai 2006

Arrondir les angles...

...c'est entrer dans un cercle vicieux...

Je me suis rendue compte qu'en pensant bien faire, j'ai creusé le lit de mon propre échec pendant des années... L'enfer serait-il vraiment pavé de bonnes intentions ?

Pendant des années, en effet, j'ai tenté d'arrondir les angles, d'éviter les conflits, de faire ce qu'on attendait de moi, de me conformer... je pensais que c'est ainsi qu'on atteint l'équilibre, l'harmonie, dans un couple. Il faut faire des compromis. J'ai été conditionnée pour ça, par mon éducation, mon histoire familiale... On ne s'oppose pas, on ne s'affronte pas, on ne se confronte pas... plutôt le silence que la colère... plutôt rester dans la merde qu'on connait que de faire un pas vers l'inconnu...

Et moins je m'opposais, plus je devenais inconsistante, transparente, insignifiante, sans intérêt... aux yeux de celui que j'avais investi de toute-puissance.

J'ai l'impression de ne retrouver un peu de considération à ses yeux que depuis que j'ai repris le pouvoir sur ma vie, c'est-à-dire, depuis que je lui ai retiré le pouvoir de souffler le chaud et le froid sur moi... depuis que j'ai eu... allez, j'ose... "les couilles" qu'il n'a pas eues ? Celles de me quitter ? Oui, aujourd'hui, je le pense vraiment. Je crois que je l'ai bluffé, parce qu'il ne m'en croyait pas capable...

Pour la première (vraie) fois de ma vie, j'ai osé dire non, stop, ça suffit.

Je crois que dans sa boucle égotique, ce repli sur lui-même et autour de sa blessure narcissique, il attendait de moi depuis des années que je réagisse haut et fort, pour le faire sortir de son cercle infernal. Et moi au contraire, j'allais dans son sens, me laissant définir par ses exigences, ses jugements, ses désirs... Je serrais la boucle un peu plus fort en dessinant un nouveau cercle autour de lui, ce centre de mon monde...

Est-il possible qu'on se fasse un jour "jeter" pour ce qui, en d'autres temps, nous a rendu si aim-able ?

"Le miel le plus doux en devient écoeurant à force de douceur."
Et ça c'est pas moi, c'est Shakespeare, qui le dit.

(Tiens, ça me rappelle une histoire de fondant au chocolat...)

Posté par Trista à 09:42 - Au jour le jour - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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