30 juin 2006
Mon Nannivàmoi !
L'autre soir, il m'a demandé si j'avais quelque chose de prévu fin juillet pour mon anniversaire. Je lui ai dit que non, rien de spécial. J'ai l'habitude que la plupart de mes amis soient partis en vacances à cette date-là, et cela, depuis l'enfance...
Alors il m'a demandé de lui réserver ma soirée... ça m'a fait tout chaud tout doux... là.
C'est-y pas chou ?
29 juin 2006
Le coeur en bandoulière
C'est drôle, je sens comme une sorte de fourmillement en moi, de grouillement, de bouillonnement, pas désagréable, mais très présent, devant ce que j'ai à faire avant de partir, ce que je vois se mettre en place chez les gens que j'aime autour de moi, ce que j'ai vécu au cours de ces derniers mois, ce que j'ai appris, ce que j'ai reçu...
Ce matin, mon complice JL était en studio, donc pas de répétition, j'ai fait musique buissonière, matinée libre...
Les cours se terminent, les miens, ceux de mes enfants ; bientôt destination soleil, moi qui ai le sentiment d'en avoir tant manqué en ce début d'année... chaleur, soleil et farniente, tout ce que j'aime, tout ce dont j'ai besoin...
Je m'apprête donc à partir, le coeur en bandoulière, allégé de bien des peines, confiant dans les jours à venir... Je veux que mon été soit aussi beau que mon hiver fut glacé...
Sur son chemin
On se voit pourtant souvent, mais le changement est spectaculaire, je trouve... Je le vois sortir de sa boucle, dérouler le fil de sa vie comme d'un écheveau trop longtemps resté emmêlé et impossible à dévider...
Il admet lui-même s'aimer, s'accepter davantage, n'avoir plus besoin de faire la démonstration de sa force pour sentir sa puissance et accepter sa vulnérabilité, n'avoir plus besoin de fuir, de s'oublier dans le travail, être en train d'apprendre à lâcher-prise, à cesser de lutter à contre-courant, à laisser venir, à prendre conscience de l'instant, à recevoir, pour mieux donner...
Oui, vraiment, c'est émouvant, un homme qui trace enfin son chemin de vie en apprenant à être "lui", en acceptant d'être ce qu'il est...
28 juin 2006
Petite victoire, grande joie !
Je suis contente. Je reviens de chez le psy qui suit T. depuis deux ans, maintenant.
Il y a environ 4 ans, T. a commencé à avoir des peurs nocturnes ; il se réveillait en sanglots, avec au ventre la peur des voleurs ; il fallait qu'il soit sûr d'être endormi avant nous pour se sentir en sécurité ; et que son père soit là, bien sûr... Ces peurs ont pris une telle ampleur que cela nous a décidé à l'adresser, après en avoir parlé avec lui, à un psychologue.
Au fil des mois, les peurs se sont enfuies. Mais il a fallu qu'il "(di)gère" notre séparation. D'où les prolongations...
Cela fait plusieurs semaines qu'il aurait pu arrêter, aux dires de son psy, qui attendait cependant que ce soit T. qui le lui signifie.
T. a essayé lundi, en décommandant le RV pris... et reporté à aujourd'hui. Il a donc de nouveau appelé son psy pour lui expliquer ce qu'il n'avait pas osé dire il y a deux jours. Mais M. Psy n'a rien voulu entendre... au téléphone. La "convocation" étant maintenue, T. s'est mis à pester, en me disant qu'il n'irait pas... Mais il y est allé quand même, et a su dire en face ce qu'il avait à dire...
Il est en train de grandir, mon fils...
Petite larme...
Ils m'ont touchée, hier...
Ils ont 8 ou 9 ans. C'était notre dernier cours ensemble. Nous avons discuté de la façon dont nous avions vécu cette année d'anglais. Ils m'ont trouvée sévère, exigente, plus que l'année dernière, m'ont-ils dit... et ils ont raison ! C'est que j'ai vite compris qu'à 20 contre une, ils avaient toutes les chances de ne faire qu'une bouchée de moi si je les laissais faire !
Ils m'ont parlé de ce qu'ils ont aimé ou moins aimé faire, de ce qu'ils ont trouvé facile, ou plus difficile... Et puis nous avons joué au pendu, "hangman" en anglais...
Et puis quand l'heure est arrivée de se quitter en se souhaitant de bonnes vacances, ils ont tous défilé un par un pour venir m'embrasser... et ça m'a terriblement touchée...
28 juin, 6h30...
Le "Blog de la Quarantaine qui approche" a vécu, La Quarantaine rugissante est là !
Son auteure change de dizaine à l'heure précise où ce message est édité, en route pour une vie nouvelle à inventer.
Bienvenue au Club des Quadras, petite AGNES,
et BON ANNIVERSAIRE !
27 juin 2006
Le non-billet du jour...
Caroline me secoue gentiment en me disant qu'elle attend mon billet du jour... Moi aussi j'attends... j'attends l'inspiration, mais elle n'est décidément pas au rendez-vous aujourd'hui...
Je crois que mon cerveau tourne en roue libre... J'avais complètement oublié que j'avais cours à 10h ce matin... les enfants ne vont pas au collège pendant trois jours à cause des épreuves du Brevet, et du coup, je me crois déjà en vacances... horaires plus souples, plus de réveil qui sonne... repas décalés, je vis à ce que j'appelle "l'heure espagnole"...
Je suis en pilotage automatique, fonction planeur, moteurs coupés... J'écoute le vent siffler autour de mes ailes déployées, sans savoir où je vais atterrir, ni si ça va faire mal ou pas...
26 juin 2006
Trois femmes
Trois femmes, dans un salon, par un après-midi gris, l'une ayant organisé la rencontre des deux autres, parce qu'elle sait, elle est sûre que ces deux-là vont se reconnaître... La sauce prend instantanément, à peine les présentations faites, chacune ayant entendu parler de l'autre par la troisième, l'entremetteuse.
Autour d'un café, elles se racontent. L'une donne forme à ses émotions avec la terre et avec les mains ou les mosaïque* en couleurs, l'autre les extirpe de son ventre avec sa voix ou du bout des doigts sur les touches de son piano. La troisième observe attendrie. Elles se racontent des histoires d'hommes, d'enfants, d'amour, de désamour, de blessures, de bonheur, de petites victoires, de chemins à prendre ou à éviter... Elle se conseillent, se consolent, s'épaulent, s'entraident, se coeur-à-coeurent ouvertement...
"Je ne resterai pas longtemps", avait dit l'une.
Mais l'après-midi y est passé. Et elles étaient tout étonnées de devoir déjà se quitter...
* du verbe "mosaïquer"... oui, je sais, c'est nouveau, ça vient de sortir...
25 juin 2006
Quatre mois...
Encore un mois de plus de passé depuis notre séparation. J'ai à la fois l'impression que c'était hier, et que c'était il y a des siècles... Nous sommes les mêmes, et pourtant si différents...
Je crois être parvenue à faire le deuil de notre relation "d'avant". Oui, j'en suis sûre. Je pense avoir digéré tout ce qui a été difficile, pour ne conserver finalement que ce qui a été bon et beau. Ce qui nous reste en cadeau. Comme la lie qu'on laisse se déposer au fond du verre pour ne conserver que le nectar...
En revanche, je n'ai pas avancé d'un pouce concernant mes attentes vis-à-vis de P. Parce que c'est lui que j'attends, cela ne fait plus de doutes pour moi à présent, même si j'ai désespérément cherché à me convaincre du contraire. J'ai pu croire tomber amoureuse (et pas du poulet à la bière de l'autre soir !) mais ce n'était qu'un leurre, une tentative de diversion, un arbre pour cacher la forêt des fils qui me relient encore à lui.
Et si j'avais sauté le pas l'autre soir, que ce serait-il passé ? Rien, probablement, je veux dire, rien de grave, rien de sérieux. J'aurais trompé ma solitude, lui aussi. Merci pour tout, on (ne) se téléphone (pas)...
Je ne sais pas pourquoi, pourtant, ça ne me ressemble pas. J'ai vécu ainsi, des aventures d'un soir, en d'autres temps, il y a longtemps... j'en ai rarement retiré du plaisir, et jamais aucune satisfaction. L'amour à la va-vite dans une chambre sordide, entre des draps douteux... jamais chez moi, toujours chez eux... Mais s'agissait-il encore d'amour ? Plutôt de sexe en désespoir de cause, cause perdue d'avance...
J'ai dit que je ne l'attendrais pas. J'essaie de m'y tenir. Et pourtant, je l'espère toujours...
24 juin 2006
Bête et méchante !
Ca y est... ça vient de recommencer... 11h-minuit sans interruption... un régal !... je ne sais pas ce qu'ils fabriquent avec le son, à moins que ce ne soit le vent qui varie et m'apporte plus ou moins ces relents de l'enfer... pour mes tympans fragiles ! Dire que je n'écoutais plus, depuis ces derniers mois, que des chants de lamas tibétains !
C'est relativement supportable mais quand même très désagréable, par moment... à l'instant où j'écris ces lignes (enfin, où je tente de me concentrer sur ce que j'écris), j'ai l'impression qu'ils sont en train d'écorcher vif ou d'égorger quelque porc qui passait imprudemment par là, dans un fracas métallique de guitare électrique sur-saturée...
Enfin, faible compensation... aujourd'hui, ils sont sous la pluie... tiens, d'ailleurs, j'entends plus rien... Je rigolerais qu'ils se prennent un court-jus dans les pattes... après le cochon égorgé, le cochon grillé !
Enfin, pour passer le temps, et surtout mes nerfs mis à rude épreuve cette semaine, et comme je suis capable d'être d'une mauvaise foi au moins aussi grande que celle de certains hommes (!), j'ai trouvé le moyen d'incendier au téléphone le pauvre conseiller d'astreinte, et je me suis fendue d'un mail à la mairie, rédigé comme suit :
Bonjour,
J'aimerais savoir qui a eu l'idée lumineuse
d'autoriser ce festival en plein air au beau milieu d'une zone d'habitations !
J'habite à deux kilomètres, et j'ai l'impression d'y être, en
enfer ! Un enfer de bruit et de fureur que je ne souhaite pas à mon pire ennemi
!
Quelle autre solution que de FUIR ?
Je suppose qu'on adresse les factures
(restauration, hôtellerie, transports) à la mairie qui transmettra au
responsable de cette ineptie...
Une contribuable TRES en colère
Ma méchanceté gratuite m'étonne moi-même, parfois ! Enfin, faut bien passer le temps les jours de pluie...
:o)