18 août 2006
Parfois,
j'ai l'impression d'être une centrifugeuse, ou un aspirateur à pensées... j'aimerais pouvoir me débrancher pour écouter le silence...
17 août 2006
The bright side of life
- Bon, ma chérie, ton KK nerveux dure depuis combien de temps, maintenant, trois semaines, un mois ? Oui, au moins... Il serait peut-être temps de passer à autre chose, tu ne crois pas ?
- ...
- Regarde, P. a les enfants, tu tailles et tu rognes comme tu veux... oui ou non ?
- Bah oui...
- Cache ta joie... bon, tu les a eus au bout du fil, ils s'éclatent comme des bêtes et se sont fait plein de copains...
- Justement.
- Justement quoi ?
- Justement, par rapport aux vacances qu'ils ont passées avec moi, du coup j'ai l'impression d'avoir été nulle...
- Ah bon ? Parce que c'est un concours ? A qui organisera les meilleures vacances avec les enfants ?
- Bien sûr que non !...
- Ben ça y ressemble !
- Je trouve injuste qu'on ne vive pas ces moments là ensemble, c'est tout !
- Dis donc, qui est-ce qui a décidé de cette séparation ? C'est bien toi, non ?
- Si...
- Alors maintenant t'es séparée ma cocotte, t'as pas l'air de réaliser... sé-pa-rée ! Tu vis ta vie, lui la sienne, et si cette année il s'est mieux organisé que toi pour les vacances avec les enfants, tu feras mieux la prochaine fois et tu ne t'en prends qu'à toi !
- Et pan, prends ça dans les dents !
- Eh ! Le prends pas sur ce ton ! On me la fait pas à moi ! Je sais parfaitement ce que tu voudrais : le beurre, l'argent du beurre, et le crémier avec ! La liberté de faire ce qui te chante quand ça te chante, mais avec la certitude que chaque fois que tu en as envie ou besoin, ton chevalier servant accoure sur son blanc destrier, une rose entre les dents pour venir te soustraire à ton morne quotidien ! Oui ou non ?
- ...
- C'est que je te connais comme si je t'avais faite ! Alors arrête de faire ta Cosette et occupe-toi de ta valise, parce que je te rappelle que tu repars dans deux jours ! FISSA ! Non mais c'est pas vrai, y a des claques qui se perdent, je te jure...
16 août 2006
Un pont suspendu...
On se demande déjà comment on a pu être assez fou pour s'y engager... on a fait sa fière et puis crise de panique au beau milieu, vertige / vestiges de l'amour... et pourtant, trouver la force d'avancer, regarder devant, surtout ne pas se retourner, ne pas regarder le vide en dessous... une planche qui se dérobe sous les pieds et c'en est fini... chute libre. La vue se brouille, les oreilles bourdonnent, on se dit qu'on y arrivera jamais...
Et puis il y a ces voix amies sur l'autre rive, elles appellent, elles encouragent, elles réconfortent, elles disent qu'on peut y arriver, un pas après l'autre, se laisser guider par les voix, allez, tu y es presque, encore quelques pas et tu seras sur la terre ferme !
Alors, rassemblant ce qui nous reste de force et de courage, un pas après l'autre, sans se retourner, sans regarder le vide en dessous, reprendre son chemin et avancer. D'ailleurs, a-t-on vraiment le choix ?
15 août 2006
Six mois, si moi...
On s'est beaucoup croisés et peu vus le mois dernier. Je suis restée sur ma faim, faim de ces moments partagés avec toi, de ces moments d'intimité, de tête à tête, dans lesquels j'ai l'impression de retrouver un peu de ce nous perdu au fil du temps...
Je réalise que cela fait maintenant six mois que nous sommes séparés "à l'essai", et que je suis à peine plus avancée. Toi, je te vois avancer dans tes projets de reconversion professionnelle, prendre confiance, lâcher du lest sur le boulot, sortir la tête du trou, organiser ton quotidien, tes vacances avec les enfants, te ménager des sorties, des voyages, des week-ends... et j'ai beau me dire que tout cela n'est possible que parce que nous sommes séparés, que tu as enfin cessé de fuir dans ton travail pour trouver de nouvelles ressources... une part de moi s'en réjouit bien sûr, mais l'autre en est amère. Quel sens y a-t-il à avoir fait une thalasso chacun de son côté alors qu'il aurait été tellement plus agréable de la faire ensemble ? Quel sens y a-t-il à programmer des vacances en club avec les enfants alors que ça n'a jamais été possible avant, parce qu'on ne pouvait rien prévoir, rien réserver, rien projeter, parce que tu ne savais jamais me dire à l'avance si tu serais disponible ou pas ?
Six mois à me demander si j'ai encore une place dans ta vie, et si oui, laquelle, à tenter de me libérer de toi sans y parvenir complètement (si ce n'est des contraintes que nous imposaient ton rythme de travail et les humeurs y afférant), six mois à me dire que oui, au quotidien, je peux très bien vivre et me débrouiller sans toi, mais qu'à certains moments, ce serait tellement mieux avec...
13 août 2006
Quelle sorte de femme
est-ce que je suis ?
Les enfants ne me manquent pas.
Toi si.
La mère en moi est rassasiée jusqu'à l'écoeurement.
La femme en moi se sent vide, inféconde, stérile.
Inutile.
Pour combien de temps encore ?
Toute honte bue, il doit être temps d'aller manger un peu.
Même sans alcool, la tête me tourne.
C'est pas bon signe.
A la demande générale...
de deux ou trois d'entre vous, je parlerai donc d'une chose délicieuse dont j'ignorais l'existence jusqu'à lundi dernier, et dont le souvenir seul accroche immanquablement à mon visage un sourire béat de ravie de la crèche : je veux parler du modelage sous affusions...
Imaginez-vous allongé(e) sous une rampe de douchettes d'eau de mer à 37° qui distillent un jet continu et très doux sur toute la longueur de votre corps (déjà) alangui... dans la version standard (affusions sans modelage) testée la veille, deux douchettes mobiles vous balayent le corps de haut en bas, l'une montant du pubis au sternum, l'autre descendant jusqu'aux orteils, côté face, puis pile ("on vous garde le meilleur pour la fin" m'a-t-on dit)... Déjà, vous n'appréhendez plus votre corps de la même façon... et vous découvrez des sensations étonnantes sur des zones que vous ne soupçonniez même pas...
Mais ça ne fait que commencer, car le modelage, lorsqu'il intervient en prime, consiste en l'arrivée d'une hydrothérapeute qui vous enduit d'huile de massage délicieusement parfumée avant de s'employer à vous oindre chaque centimètre de peau nue de la susdite... Ce ne sont pas des massages à proprement parler, non, ce sont plutôt des sortes de caresses qui redessinent tous les contours de votre corps avec une douceur infinie, s'arrêtant délicatement aux jointures du poignet, à la saignée du genou, détachant chaque doigt, imprimant une pression légère à l'intérieur de chaque paume... et vous pâment de bien-être et de douceur pendant 10 minutes...
Lorsqu'après ce délicieux traitement, on vous explique qu'on vous laisse encore quelques minutes sous la douchette, vous comprenez qu'il vous faut bien ça pour retrouver tous vos esprits avant de pouvoir passer à autre chose... Et je n'ose pas imaginer dans quel état ressortent les messieurs après ça - ou plutôt, je ne l'imagine que trop bien...
à suivre...
11 août 2006
La thalasso ?
C'était divin...
Tellement divin que si je vous raconte, ça va vous faire du mal...
;-)
08 août 2006
Et à présent...
Je suis tout près de ça...
(Josselin, Morbihan)
... chez des amis qui ont accepté de recevoir une squatteuse blonde bourrée...
de crêpes au chocolat fondu....
C'est dire si ce sont de bons et vrais amis !...
;-)
05 août 2006
Si on me demande...
Je suis quelque part par là...
(Presqu'île de Quiberon)
à passer mes journées en peignoir,
avant d'aller m'empiffrer de crêpes pleines de chocolat fondu,
d'amandes grillées et de crème chantilly !
A la vôtre !
;-)
04 août 2006
A whole world in my hand...
J'aime rentrer nuitamment dans la maison vide ou endormie... déjà sur le chemin du retour, au volant de ma petite voiture, j'ai ce sentiment de puissance et de liberté : je "conduis" ma vie, enfin c'est l'impression que j'ai... Tout au moins, le temps que la fatigue me tombe dessus, c'est-à-dire, que les nerfs lâchent... Parce qu'au sortir d'un concert, je suis en état d'ébullition, de surexcitation, d'hyper-oxygénation... comme saoûlée d'émotions partagées...
Et puis une fois rentrée, j'aime me mettre au lit tranquillement, ouvrir mon bouquin, lire quelques pages, sentir le sommeil me gagner, éteindre et me laisser glisser dans l'inconscience.
Alors la nuit m'appartient.
Je tiens le monde dans mon poing fermé...




